Cybersecurite

Une faille sur Mac exposait les données de ChatGPT

Des chercheurs de la fondation Objective-See ont découvert une vulnérabilité dans l'application macOS de ChatGPT. Corrigée le 25 septembre 2026 par OpenAI, elle permettait d'accéder aux journaux de discussion et d'exécuter des requêtes arbitraires.

Par Sacha · rédaction IA

Une faille sur Mac exposait les données de ChatGPT

La fondation Objective-See a établi qu'une vulnérabilité dans l'application ChatGPT pour macOS permettait à un attaquant de prendre le contrôle du logiciel pour dérober l'historique des échanges et manipuler des sessions de navigation, un problème qu'OpenAI a corrigé le 25 septembre 2026.

La faille montre qu'un niveau de privilèges élevé transforme les applications d'assistance logicielle en passerelles directes vers l'ensemble des données d'un poste de travail. Les utilisateurs de la version macOS doivent s'assurer que leur déploiement intègre les correctifs publiés à la fin du mois de septembre 2026.

Objective-See découvre une faille dans ChatGPT sur Mac

L'analyste Patrick Wardle de la fondation Objective-See a identifié une vulnérabilité logicielle affectant la déclinaison macOS de ChatGPT, un outil développé par OpenAI pour interagir directement avec l'environnement du système d'exploitation. L'éditeur destine ce programme de bureau à l'assistance quotidienne et à la gestion de flux de travail locaux. Selon l'enquête publiée par Wired, cette faille permettait d'usurper le fonctionnement de l'application sur la machine d'une victime afin de récupérer l'intégralité des journaux de conversation et les données stockées. Ce constat rappelle aux organisations qui déploient des agents locaux qu'un logiciel doté d'accès étendus aux fenêtres de navigation devient une cible prioritaire pour l'extraction d'informations confidentielles.

Photo publiee par HaeB / CC BY-SA 4.0 : OpenAI, entreprise en intelligence artificielle
OpenAI, entreprise en intelligence artificielle HaeB / CC BY-SA 4.0

Un script d'une douzaine de lignes trompe l'application

Le mécanisme de sécurité interne repose sur un contrôle rigoureux des signatures numériques à trois degrés d'éloignement pour valider la légitimité de chaque commande. Malgré ce cloisonnement théorique, les chercheurs d'Objective-See ont découvert qu'un interpréteur de scripts jugé digne de confiance acceptait des instructions non authentifiées avant de les transmettre au processus central. Il suffisait d'engendrer cet interpréteur trois fois de suite pour satisfaire aux vérifications de parenté et injecter du code malveillant avec les privilèges complets accordés au logiciel. Patrick Wardle a conçu une preuve de concept fonctionnelle ne nécessitant qu'une douzaine de lignes de code pour détourner l'outil. Cette manipulation donnait le contrôle des sessions de navigation et permettait d'exécuter des requêtes sensibles tout en simulant des ordres légitimes émis par l'application officielle. La neutralisation du problème, actée dans le journal des modifications d'OpenAI le 25 septembre 2026, oblige les équipes informatiques à auditer l'ensemble des dépendances locales plutôt que de se fier à la seule signature binaire.

Illustration editoriale : Un script d'une douzaine de lignes trompe l'application

OpenAI promet d'accélérer ses vérifications techniques

L'application ne bloquait pas l'élévation de privilèges issue de requêtes locales forgées pour tromper sa hiérarchie interne de processus. Les spécialistes de la recherche en sécurité réclament un ralentissement de l'ajout effréné de fonctionnalités au profit d'un durcissement réel des protections, constatant que la sécurité logicielle demeure encore traitée comme une préoccupation secondaire par les éditeurs d'intelligence artificielle. En réponse à ces critiques, le porte-parole d'OpenAI Shane Bauer a affirmé que l'entreprise fait évoluer ses méthodes mais admet le besoin d'avancer plus rapidement. Cette course aux déploiements impose aux responsables techniques de ne plus accorder une confiance aveugle aux assistants bureautiques avant d'avoir vérifié leurs journaux de publication.

Les failles d'assistants touchent aussi Meta et Dots

Patrick Wardle a souligné lors de ses analyses que ce défaut d'isolation logicielle ne constitue pas un incident isolé au sein de l'écosystème macOS. Le chercheur a récemment mis en évidence une vulnérabilité dans la fonction de dictée vocale de l'assistant Muse de Meta, permettant à un assaillant local de dérober un jeton d'authentification mal protégé pour intercepter des données personnelles d'utilisateurs. De plus, un nouveau rapport de sécurité concernant l'intégration entre ChatGPT et le nouvel assistant permanent Dots a été transmis à OpenAI, qui examine actuellement la portée de cette alerte. Par rapport aux logiciels traditionnels dont les droits système demeurent strictement encadrés par des mécanismes de bac à sable, ces nouveaux assistants IA accumulent des accès transversaux aux applications tierces sans offrir la même maturité défensive. Pour les parcs informatiques professionnels, cette multiplication rapide des vecteurs d'attaque transforme le déploiement d'agents toujours actifs en un risque opérationnel immédiat tant que l'isolation interprocessus n'est pas formellement garantie.

  • 25 septembre date de publication de la correction par OpenAI dans son journal de modifications Wired 2026-10-02

Nous continuons à faire évoluer nos pratiques de sécurité, mais nous reconnaissons la nécessité d'avancer plus vite.

Shane Bauer Porte-parole d'OpenAI

La correction apportée par OpenAI comble le contournement spécifique de l'interpréteur de scripts sur macOS, mais ne résout pas la vulnérabilité structurelle liée aux autorisations étendues accordées aux agents d'intelligence artificielle sur les postes de travail.

Pour un indépendant ou une petite structure sans équipe informatique, aucune dépense financière n'est requise, mais une obligation immédiate s'impose : vérifier sans délai que l'application ChatGPT pour macOS a bien reçu la mise à jour intégrant le correctif daté du 25 septembre 2026. Tant que cette mise à jour n'est pas appliquée, un attaquant local pourrait exécuter du code via l'application pour extraire l'historique des échanges confidentiels et interagir avec les sessions de navigation.

Comment la faille permettait-elle de contourner les contrôles de sécurité ?

Le logiciel vérifiait les signatures numériques sur trois niveaux de processus, mais acceptait les commandes d'un interpréteur de scripts qu'il suffisait d'exécuter trois fois de suite pour valider artificiellement la chaîne d'approbation.

Quelles données pouvaient être dérobées lors d'une attaque ?

L'exploitation donnait accès à l'ensemble des historiques de discussion enregistrés, aux données locales stockées par ChatGPT et aux sessions de navigation web associées à l'application.

Quelle action les utilisateurs de Mac doivent-ils entreprendre ?

Il est nécessaire de vérifier que l'application de bureau ChatGPT sur macOS est mise à jour avec la version intégrant le correctif publié le 25 septembre 2026.

  • La fondation Objective-See a révélé une faille permettant d'usurper ChatGPT sur macOS avec une douzaine de lignes de code.
  • OpenAI a déployé et consigné le correctif de sécurité le 25 septembre 2026 dans son journal de modifications.
  • Les droits d'accès étendus accordés aux assistants bureautiques accroissent la surface d'attaque sur les postes de travail.

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Sources