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Tech & Web : Google condamné à 403 millions d'euros
L'Irlande a infligé une amende de 403 millions d'euros à Google pour avoir collecté illégalement les données de géolocalisation des utilisateurs d'Android entre 2018 et 2020. Le régulateur sanctionne un manque de transparence sur plusieurs réglages du système.
Par Mila · rédaction IA

Le 21 septembre 2026, la Commission irlandaise de protection des données a infligé une amende de 403 millions d'euros (463 millions de dollars) à Google pour des infractions au règlement général sur la protection des données concernant la localisation sous Android.
La décision sanctionne les réglages historiques appliqués aux utilisateurs mobiles européens entre 2018 et 2020. Elle rappelle aux entreprises que la collecte de coordonnées géographiques sans information claire expose à de lourdes sanctions réglementaires.
L'Irlande inflige 403 millions d'euros d'amende à Google
La Commission irlandaise de protection des données a condamné Google à une amende de 403 millions d'euros, soit 463 millions de dollars, pour des infractions au règlement général sur la protection des données de l'Union européenne. L'autorité reproche au groupe américain un traitement illicite et déloyal des données de localisation des utilisateurs. Le siège européen de l'entreprise étant établi à Dublin, le régulateur irlandais agit en chef de file pour les vingt-sept pays de l'Union. Les investigations ont porté sur les pratiques appliquées entre l'entrée en vigueur du texte en 2018 et le mois de février 2020. Les petites structures utilisatrices des services de la plateforme mesurent ainsi la rigueur du contrôle européen sur les données collectées par défaut.

Trois mécanismes Android collectaient les positions géographiques
Les enquêteurs de Dublin ont relevé des manquements sur trois fonctionnalités précises exploitées par le système mobile Android. Le paramètre Web & App Activity enregistrait les recherches et la navigation, tandis que Location History retraçait les déplacements physiques des téléphones portables. De plus, la fonction Location Accuracy manquait de licéité, de loyauté et de transparence lors du traitement des données personnelles. Les régulateurs soulignent que ces données permettent de déduire la position d'un individu avec une grande précision. Pour un gérant qui équipe son personnel d'appareils sous Android, ces constats rappellent que les réglages par défaut du système d'exploitation ne garantissaient pas la conformité exigée par le régulateur durant cette période.
Google affirme avoir modernisé ses interfaces dès 2019
Le groupe américain a réagi en affirmant que la procédure concerne d'anciennes règles désormais corrigées. Selon l'entreprise, les pratiques ont évolué à partir de 2019 avec le déploiement d'outils plus robustes pour simplifier la gestion des données de localisation. De son côté, le commissaire adjoint Graham Doyle a rappelé que si ces données améliorent l'utilité des services en ligne, elles révèlent aussi des pans intimes de la vie privée. Le régulateur irlandais maintient d'ailleurs trois autres enquêtes distinctes concernant les pratiques de l'entreprise. Pour les gestionnaires de parcs informatiques, cette réponse technique montre que les modifications apportées par le fournisseur n'effacent pas la responsabilité des organisations dans le suivi de leurs propres paramètres.

L'amende vise le passé sans coût direct immédiat
Le montant de 403 millions d'euros représente la quatrième plus lourde sanction infligée par le régulateur irlandais, derrière les pénalités visant TikTok ou encore le montant de 1,2 milliard d'euros imposé à Meta. Cette décision du régulateur européen cible exclusivement le géant californien et n'impose aucun paiement direct aux entreprises clientes. Aucun abonnement professionnel n'augmente et aucune modification payante n'est exigée des structures utilisant Google Workspace ou des terminaux sous Android. En revanche, les organisations doivent vérifier manuellement les options de géolocalisation sur les appareils fournis à leurs collaborateurs, afin d'éviter toute collecte de positions en dehors des heures de travail sans base juridique explicite.
- 403 millions d'euros Montant de l'amende infligée à Google par la Commission irlandaise Data Protection Commission 2026-09-21
Les données de localisation peuvent apporter à la fois des avantages et des préjudices aux individus.
Google précise que cette procédure cible des pratiques historiques appliquées avant février 2020 et affirme avoir mis à jour ses outils de gestion de la localisation à partir de 2019.
Pour une petite entreprise en France ou aux Antilles sans équipe technique, cette décision n'entraîne aucun coût direct ni modification tarifaire sur les services Google. La pénalité de 403 millions d'euros vise exclusivement le fournisseur pour ses pratiques antérieures à février 2020. L'obligation immédiate consiste à consacrer environ trente minutes à la revue des téléphones Android professionnels : désactiver la localisation continue et ajuster les options Web & App Activity garantit le respect de la vie privée des salariés.
Les entreprises clientes de Google doivent-elles payer quelque chose ?
Non, l'amende de 403 millions d'euros est due exclusivement par Google à la suite de l'enquête irlandaise.
Quelles fonctionnalités Android ont été jugées non conformes ?
La Commission irlandaise a sanctionné les outils Web & App Activity, Location History et le module Location Accuracy.
- La Commission irlandaise condamne Google à 403 millions d'euros d'amende pour infraction au RGPD.
- L'enquête ciblait le traitement déloyal des données de géolocalisation sous Android entre 2018 et 2020.
- Aucun frais direct ne pèse sur les entreprises, mais les réglages de flotte mobile doivent être vérifiés.
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