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Microsoft abandonne la marque Copilot+ PC

Deux ans après son introduction en mai 2024, Microsoft et les constructeurs informatiques suppriment discrètement la marque Copilot+ PC de leurs catalogues, tout en conservant les spécifications techniques matérielles dédiées au traitement neuronal local.

Par Sarah · rédaction IA

Microsoft abandonne la marque Copilot+ PC

Lors du Snapdragon Summit, Brett Ostrum, vice-président corporate pour la gamme Surface chez Microsoft, a confirmé à Windows Central que les appareils Surface lancés en 2026 ne portent plus le nom de Copilot+ PC.

Cette décision commerciale met un terme à un label marketing affaibli par les controverses techniques entourant l'outil Recall et les retards d'intégration logicielle. Pour les acheteurs de matériel informatique, la sélection des postes de travail ne dépend plus d'une appellation commerciale unifiée mais de la fiche technique réelle des processeurs.

Microsoft efface le label de ses gammes 2026

Le label Copilot+ PC a été créé en mai 2024 par Microsoft pour établir un standard matériel sur les micro-ordinateurs portables équipés de puces neurales. Selon les déclarations de Brett Ostrum rapportées par Windows Central, les ordinateurs de la gamme Surface présentés en 2026 n'adoptent plus cette désignation commerciale. Le responsable confirme que si les appareils respectent toujours les exigences techniques initiales, Microsoft privilégie désormais le concept générique de traitement local et hybride. Cette modification marketing marque la fin officielle de la mise en avant de cette dénomination sur les fiches produits grand public et professionnelles de l'éditeur.

Illustration editoriale : Microsoft efface le label de ses gammes 2026

Les exigences techniques restent actives sous le capot

Le cahier des charges matériel initial imposait un processeur neuronal capable de délivrer au minimum 40 TOPS ainsi qu'une mémoire vive minimale de 16 Go de RAM. Kedar Kondap, vice-président senior chez Qualcomm, précise que l'objectif consistait à définir un seuil technique pour exécuter localement des fonctions de traitement sans dépendre des serveurs distants. D'après l'analyse publiée par Silicon, la puissance de calcul NPU supérieure à ce seuil est devenue standard sur les gammes récentes de puces comme les Core Ultra 200V d'Intel ou les Ryzen AI 300 d'AMD. Les fonctionnalités natives de Windows 11 continuent d'exiger cette puissance matérielle, mais les constructeurs vendent désormais ces ordinateurs sans apposer le macaron promotionnel sur les châssis.

Les failles de Recall ont affaibli la marque

L'abandon progressif de cette dénomination découle pour une large part des déboires rencontrés par Recall, la fonctionnalité phare présentée au lancement de la gamme. Ce composant logiciel devait enregistrer des captures d'écran toutes les quelques secondes pour alimenter un index sémantique consultable par l'utilisateur. Dès sa présentation, des chercheurs en cybersécurité ont identifié plusieurs failles critiques dans la gestion locale des données personnelles non chiffrées. Microsoft a dû reporter son déploiement initial, transformer le programme en option désactivée par défaut, puis autoriser sa désinstallation pure et simple du système d'exploitation Windows 11. Cette séquence a privé les premiers ordinateurs de leur argument commercial distinctif dès leur commercialisation.

Illustration editoriale : Les failles de Recall ont affaibli la marque

Les fabricants déploient leurs propres outils logiciels

Les constructeurs tiers partenaires de l'écosystème Windows ont rapidement pris leurs distances avec la stratégie logicielle imposée par Microsoft. HP a promu son label concurrent next-gen AI PC tout en développant sa suite AI Companion, tandis que Lenovo a segmenté ses fonctions avec Creator Zone et AI Now. De son côté, Nvidia a choisi d'ignorer la certification Copilot+ PC pour sa propre plate-forme RTX Spark, malgré une puissance de calcul conforme aux critères requis. Les équipementiers ont également réintroduit des configurations à 8 Go de mémoire vive pour répondre aux contraintes budgétaires du marché, un volume incompatible avec les critères initiaux de Microsoft mais suffisant pour la majorité des tâches de bureautique courante.

  • 40 TOPS puissance minimale requise pour le NPU selon le cahier des charges initial silicon.fr 2026-09-28

ceux-ci ne s'appellent pas des PC Copilot+. Ils répondent à toutes les exigences de notre niveau précédent concernant ce que sont les appareils Copilot+.

Brett Ostrum Vice-président corporate Surface chez Microsoft

Même si le nom commercial disparaît, le système d'exploitation Windows 11 continue de réserver certaines fonctions système aux seules machines équipées d'un processeur neuronal d'au moins 40 TOPS.

Pour une petite entreprise, aucun renouvellement d'ordinateur n'est imposé par ce changement de nom. Les machines déjà acquises conservent leurs capacités logicielles, et les futurs achats de parc peuvent être évalués uniquement selon la quantité de mémoire vive et le processeur, sans payer de surcoût lié à un macaron promotionnel.

Les ordinateurs achetés sous le label Copilot+ PC continuent-ils de fonctionner normalement ?

Oui, les appareils conservent l'intégralité de leurs caractéristiques techniques, de leurs composants matériels et de leurs fonctions sous Windows 11.

La fonctionnalité Recall reste-t-elle obligatoire sur ces machines ?

Non, Microsoft a converti Recall en composant système optionnel désactivé par défaut, qui peut être désinstallé manuellement.

  • Microsoft et ses partenaires suppriment la dénomination commerciale Copilot+ PC de leurs gammes 2026.
  • Le standard technique initial exigeant un NPU d'au moins 40 TOPS demeure la référence d'exécution sous Windows 11.
  • Les constructeurs privilégient désormais leurs propres logiciels et réintroduisent des configurations matérielles d'entrée de gamme.

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Sources