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Shadow AI : les experts divisés sur son interdiction
Face à l'essor des assistants non autorisés au bureau, les responsables en cybersécurité réunis à Monaco s'affrontent sur la méthode : bannir les outils grand public ou encadrer les créations internes par des garde-fous techniques.
Par Noé · rédaction IA

Le 13 octobre 2026, lors des Assises de la cybersécurité à Monaco, des spécialistes de Sekoia, Check Point, Illumio, Nomios et SNCF Connect & Tech ont confronté leurs stratégies pour maîtriser la prolifération de l'IA fantôme.
L'utilisation clandestine d'outils d'intelligence artificielle expose les données sensibles de l'entreprise à des fuites et à des modifications non contrôlées. Les équipes de sécurité doivent choisir entre bloquer les flux sur le réseau ou valider humainement chaque action critique.
Bloquer les accès pousse aux contournements risqués
Surveiller les flux via un proxy permet de couper les robots conversationnels grand public, selon l'intégrateur Nomios interrogé par Clubic. Pourtant, interdire ces services incite les collaborateurs à basculer sur leur smartphone ou sur un réseau Wi-Fi externe protégé par CyberGhost VPN. Ce réflexe déplace la menace hors de tout contrôle technique. Les documents internes partagés sur des plateformes gratuites risquent alors d'alimenter l'entraînement des modèles futurs, sans possibilité de traçabilité pour les administrateurs.
Encadrer les agents internes impose des garde-fous
Plutôt que d'interdire, les équipes techniques déploient des passerelles pour inspecter les requêtes avant leur exécution par les agents automatisés. Cette méthode s'accompagne d'un journal d'audit et d'une validation humaine systématique avant toute modification de données clients. Elle évite les contournements vers des connexions personnelles via Proton VPN tout en limitant les privilèges accordés aux assistants internes. La principale contrainte reste le temps de traitement humain, qui ralentit les gains de productivité attendus.
- 800 agents IA créés en trois semaines pour 500 salariés formés Eric Bohec, Nomios 2026-10-13
La première chose, c'est de rendre visible l'action de l'IA