Financement
Orka.tax dévoile le décalage de la taxe foncière
Les valeurs locatives servant au calcul de la taxe foncière reposent sur des bases cadastrales inchangées depuis 1970, générant des écarts massifs entre les loyers théoriques de l'administration et les loyers réels constatés sur le marché.
Par Sacha · rédaction IA

Le 11 octobre 2026, la plateforme Orka.tax a chiffré les distorsions fiscales montrant qu'un trois-pièces parisien verrait sa taxe passer de 911 € à plus de 2 600 € sans correction locale.
La grille en vigueur pénalise certaines communes populaires au détriment des stations balnéaires huppées. Un ajustement des valeurs cadastrales redistribuerait lourdement la charge fiscale entre les contribuables selon leur secteur géographique.
Le fisc sous-évalue les loyers réels
L'impôt local s'appuie sur la valeur locative cadastrale, censée représenter le loyer théorique d'un bien, combinée aux taux votés par les municipalités sur six mois de loyer. D'après l'étude d'Orka.tax relayée par La Tribune Dimanche, cette assiette repose sur des grilles tarifaires figées depuis 1970. Pour un trois-pièces de 65 mètres carrés, le fisc retient ainsi un loyer fictif de 715 € par mois à Paris, contre un loyer de marché de 2 000 €. À Marseille, Lyon, Nice ou Nantes, la base fiscale tombe entre 300 € et 350 €. Cette distorsion historique conduit paradoxalement l'administration à valoriser un logement à La Courneuve ou Clichy-sous-Bois 40 % plus cher qu'à Deauville ou Saint-Tropez. Une mise à jour non compensée quadruplerait l'assiette des métropoles.
- 40 % surévaluation du loyer théorique à La Courneuve ou Clichy-sous-Bois par rapport à Saint-Tropez ou Deauville Orka.tax 11 octobre 2026
En clair, notre taxe foncière repose sur des loyers qui remontent à 56 ans alors que le marché locatif n’a évidemment plus rien à voir.