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OpenAI : 80 % de la R&D vise déjà GPT 7 et l'après
Boris Power, responsable de la recherche appliquée chez OpenAI, a révélé que 80 à 90 % des efforts de recherche ciblent désormais GPT 7, GPT 8 et l'après, reléguant les ajustements intermédiaires au rang d'expédients temporaires.
Par Iris · rédaction IA

Le 27 septembre 2026, lors du Fellows Forum, Boris Power a précisé la répartition interne des ressources d'OpenAI, rapportée par The Decoder.
OpenAI choisit de concentrer la quasi-totalité de ses ressources théoriques sur les ruptures architecturales plutôt que sur le polissage des versions courantes. Les utilisateurs doivent s'attendre à des gains fonctionnels majeurs par à-coups générationnels plutôt qu'à une progression linéaire et continue.
OpenAI bascule ses forces vers les sauts générationnels
La direction technique d'OpenAI refuse désormais de disperser ses chercheurs sur l'optimisation marginale des outils existants. Lors du Fellows Forum, Boris Power a indiqué qu'entre 80 et 90 % de la recherche du laboratoire se concentre directement sur GPT 7, GPT 8 et les architectures ultérieures. Selon ses déclarations, c'est dans ces ruptures complètes que réside l'essentiel de la valeur économique et technique, car chaque changement d'échelle rend spontanément le reste du système bien plus efficace. Les équipes constatent qu'une nouvelle génération résout d'un bloc des difficultés sur lesquelles les ingénieurs butaient pendant des mois. Pour les entreprises clientes, cette stratégie confirme que les capacités actuelles forment un palier temporaire, condamné à être balayé dès qu'une nouvelle architecture franchit les tests de calcul.

Les mises à jour intermédiaires restent des expédients
Les versions intermédiaires ne constituent plus l'avenir technique de la firme. Le passage d'une déclinaison à l'autre, comme de GPT 5.1 à 5.2, s'appuie uniquement sur des données d'entraînement spécialisées pour combler des lacunes ciblées. Boris Power qualifie ces développements d'extrêmement myopes en interne, tout en admettant qu'ils fournissent des retours utiles pour tester des hypothèses de travail immédiates. Chaque bond de génération oblige d'ailleurs les ingénieurs à réapprendre où placer leurs efforts tactiques. Cette franchise technique rappelle aux gestionnaires de projets qu'investir massivement dans le contournement des limites d'un modèle intermédiaire expose à voir ces ajustements rendus obsolètes par la génération suivante.
L'accompagnement des usagers bloque plus que le moteur
Le problème immédiat de l'intelligence artificielle n'est plus la puissance brute du raisonnement mais la capacité des utilisateurs à s'en servir. Boris Power souligne que la majorité des usagers de ChatGPT ignorent encore ce qu'ils peuvent demander à l'outil au quotidien. Le laboratoire estime donc que l'enjeu des interfaces futures consiste à devancer les besoins et à suggérer clairement les usages possibles sans attendre des consignes complexes. Les flux de travail actuels peinent moins par manque d'intelligence logicielle que par l'incapacité humaine à formuler le bon cadre opérationnel. Une équipe gagne dès lors davantage à standardiser ses propres cas d'usage internes qu'à attendre une mise à jour d'interface passive.

L'interaction logicielle passe du guidage à la délégation
L'évolution des versions successives transforme la nature même du travail avec la machine. Alors que GPT-4 imposait une rédaction minutieuse des requêtes pour obtenir un résultat exploitable, GPT-5 simplifie l'échange mais réclame encore de multiples retours correctifs. Selon Boris Power, GPT-6 opère déjà différemment en se comportant comme un collègue compétent à qui l'on délègue un objectif global sans microgestion. Cette trajectoire montre que les compétences de formulation détaillée perdent rapidement de leur valeur technique au profit de la définition claire des objectifs finaux. Adapter les méthodes de travail à cette autonomie croissante devient le véritable chantier d'organisation des mois à venir.
- 80 à 90 % part de la recherche d'OpenAI dédiée à GPT 7 et au-delà the-decoder.com, 2026-09-27
Boris Power explique que 80 à 90 % de la recherche de l'entreprise cible GPT 7, GPT 8 et au-delà parce que c'est là que réside la majeure partie de la valeur.
Cette concentration massive sur le très long terme implique qu'OpenAI considère ses versions actuelles et intermédiaires comme des compromis transitoires, laissant les entreprises clientes adapter leurs processus à des outils que le laboratoire juge lui-même dépassés dans sa feuille de route théorique.
Pour un professionnel indépendant sans service technique, il n'y a aucun outil à acheter ni budget supplémentaire à débloquer cette semaine. La priorité consiste à ne pas payer de prestations d'ingénierie de requêtes complexes : ces formulations pointues deviennent obsolètes à mesure que les modèles passent du guidage pas-à-pas à la prise en charge d'objectifs bruts.
Faut-il adapter ses processus aux modèles intermédiaires comme GPT 5.2 ?
Non, car OpenAI qualifie elle-même ces versions mineures d'expédients à court terme basés sur des données ciblées, voués à être balayés par les sauts de génération.
Comment évolue la manière d'interagir avec les modèles futurs ?
Le besoin de guidage pointu diminue : là où GPT-4 exigeait des requêtes très précises et GPT-5 des corrections répétées, GPT-6 vise l'attribution directe d'un objectif.
- Entre 80 et 90 % de la recherche d'OpenAI est allouée à GPT 7, GPT 8 et aux générations suivantes.
- Les versions mineures reposent sur des données d'entraînement spécialisées mais restent jugées myopes en interne.
- Le verrou d'adoption principal se situe dans la prise en main par les utilisateurs plutôt que dans les capacités brutes.