Sciences et environnement
Open Cosmos lance ConnectedCosmos et ses 192 satellites
Open Cosmos a dévoilé le 5 octobre 2026 sa constellation ConnectedCosmos. Ce réseau de 192 satellites en orbite basse vise à acheminer les flux de données critiques par liaisons laser, sans transiter par les câbles sous-marins.
Par Léna · rédaction IA

L'entreprise spatiale Open Cosmos a présenté le 5 octobre 2026 le projet ConnectedCosmos, une constellation de 192 satellites en orbite basse interconnectés par liaisons optiques intersatellites, financée en partie par une levée de fonds de 300 millions d'euros bouclée le 14 septembre.
Cette infrastructure offre aux gouvernements et aux entreprises une voie de secours orbitale face aux coupures physiques de câbles sous-marins et au brouillage des signaux de navigation. Elle permet de rapatrier directement des données d'imagerie terrestre et des flux critiques sans dépendre des stations terrestres intermédiaires.
Open Cosmos relie ses satellites par laser
Open Cosmos a officialisé le projet ConnectedCosmos lors de l'annonce de ConnectedCosmos le 5 octobre 2026. Cette architecture repose sur 192 satellites en orbite basse communiquant directement entre eux par des liaisons optiques intersatellites, appelées O-ISL. Au lieu de transmettre chaque paquet de données vers une station au sol, le système fait circuler l'information de satellite en satellite par impulsions lumineuses. Le constructeur basé sur le campus de Harwell destine ce dispositif aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises manipulant des bases de données volumineuses ou des images de télédétection. Ce choix technique élimine les relais terrestres intermédiaires, offrant aux décideurs une garantie de transmission continue même lorsque les infrastructures locales sont endommagées ou indisponibles.

Le déploiement industriel s'échelonne jusqu'en 2030
Le calendrier de fabrication mobilise quatre usines réparties au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal et en Grèce, capables de produire jusqu'à un satellite par jour. La société s'appuie sur une levée de fonds de 300 millions d'euros réalisée le 14 septembre 2026 aux côtés d'ETF Partners, de Lightrock et de l'Institut Català de Finances, complétée par 370 millions de dollars de contrats engrangés en trois ans et demi. Après deux engins envoyés en janvier, le plan prévoit de dépasser 96 unités en orbite fin 2028, avant d'atteindre une couverture mondiale complète d'ici 2030. Face aux milliers de terminaux de Starlink et aux appareils du programme Amazon Leo, ConnectedCosmos adopte un dimensionnement plus restreint centré sur la confidentialité des flux. Pour les opérateurs de réseaux souverains, cette progression impose de planifier dès aujourd'hui l'intégration de leurs stations de réception avant la mise en service globale prévue pour la fin de la décennie.
Les signaux résistent aux brouillages terrestres
L'infrastructure est conçue pour maintenir ses transferts de données quand les récepteurs de géolocalisation Galileo ou GPS subissent des interférences délibérées. Alors que les utilisateurs individuels protègent leurs échanges terrestres via CyberGhost pour masquer leur trafic sur les réseaux publics, les opérateurs gouvernementaux font face à des menaces de coupure matérielle ou de cyberattaques étatiques. ConnectedCosmos achemine directement les flux d'observation d'OpenConstellation et les capteurs connectés vers les centres de commandement sans traverser les frontières terrestres vulnérables. Cette isolation physique transforme la gestion des urgences maritimes et militaires, en évitant les goulets d'étranglement des câbles sous-marins qui acheminent l'essentiel du trafic mondial actuel.

Les lancements dépendent encore d'acteurs tiers
La construction des satellites en Europe n'affranchit pas totalement le projet des prestataires extérieurs pour l'accès à l'espace. Les deux premiers satellites ont décollé à bord d'une fusée Electron de la société Rocket Lab, et Open Cosmos négocie actuellement avec divers lanceurs pour des tirs prévus entre fin 2026 et mi-2027. Cette dépendance technique contraste avec les offres de chiffrement logiciel grand public comme Proton VPN, déployables instantanément sur les réseaux existants sans aucune contrainte de logistique orbitale. Le réseau ConnectedCosmos envisage également d'accueillir des charges utiles tierces comme le programme européen IRIS 2 pour mutualiser les coûts d'infrastructure. Pour les gestionnaires de télécommunications publiques, l'adoption effective du service dépendra de la capacité des lanceurs à respecter les fenêtres de tir d'ici la fin 2028.
- 192 satellites prévus pour la constellation en orbite basse ConnectedCosmos Open Cosmos 2026-10-05
Ces 192 satellites constituent un socle, et non une limite.
Bien que pensée pour garantir la souveraineté européenne, la constellation a débuté ses mises en orbite en faisant appel au lanceur Electron de l'entreprise américaine Rocket Lab, faute de capacités de lancement souveraines immédiatement mobilisables.
Pour un indépendant ou une petite structure sans équipe technique, ConnectedCosmos n'impose aucune démarche immédiate ni aucun coût direct, le service s'adressant aux États et aux opérateurs d'infrastructures critiques. Les professionnels n'ont rien à souscrire et peuvent simplement suivre l'état des premiers déploiements opérationnels prévus d'ici la fin 2028.
Quand la constellation ConnectedCosmos sera-t-elle pleinement opérationnelle ?
Open Cosmos vise plus de 96 satellites en orbite d'ici fin 2028 et une couverture mondiale complète d'ici 2030.
Pourquoi utiliser des liaisons optiques intersatellites plutôt que les câbles sous-marins ?
Les liaisons optiques permettent aux données de sauter d'un satellite à l'autre par laser, évitant les risques de coupure physique ou d'interception terrestre.
- Open Cosmos lance ConnectedCosmos, un réseau de 192 satellites reliés par laser en orbite basse.
- Le projet s'appuie sur une levée de fonds de 300 millions d'euros pour une couverture mondiale en 2030.
- La flotte contourne les câbles sous-marins et résiste au brouillage des signaux GPS et Galileo.