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Logiciel français : l'IA agentique supplante le cloud
La 16e édition du Top 250 d'EY et Numeum révèle un tassement de la croissance des éditeurs de logiciels français à 2,4 % en 2025, au moment où l'IA agentique détrône le cloud dans les priorités.
Par Iris · rédaction IA

Le 5 novembre 2026, l'étude publiée par EY et Numeum montre que les 272 éditeurs analysés totalisent 22,4 milliards € de revenus, portés par les petites structures tandis que les géants stagnent.
Ce basculement pousse les éditeurs à intégrer des agents autonomes pour préserver leurs marges. Les entreprises clientes font face à des modèles de facturation à l'usage qui rendent leurs budgets logiciels plus difficiles à anticiper.
L'automatisation agentique bouleverse la feuille de route
Près d'un éditeur sur deux place désormais l'IA agentique en tête de ses priorités technologiques, soit un bond de 16 points en un an. Le cloud et le SaaS ne mobilisent plus que 13 % des premiers choix face à des fonctionnalités perçues comme banalisées. Sur le terrain commercial, 80 % des éditeurs intègrent de l'IA, mais seuls 42 % déploient des agents autonomes ou des copilotes, principalement conçus à partir de modèles tiers comme ceux d'OpenAI, d'Anthropic ou de Mistral. En interne, si 96 % des équipes utilisent des générateurs de code, 41 % ne mesurent encore aucun gain économique probant.
La facturation à l'usage fragilise le modèle par abonnement
Le basculement technique érode le revenu annuel récurrent, clé de voûte historique du secteur logiciel. La facturation à la consommation s'installe chez 45 % des éditeurs du panel et 53 % projettent de l'adopter, compliquant le calcul des coûts informatiques pour les acheteurs d'après les analyses d'EY et Numeum. Pour les prestations d'intelligence artificielle, 29 % des entreprises n'ont d'ailleurs toujours pas arrêté de grille tarifaire. Cette transition s'accompagne d'un freinage sur l'emploi, où les recrutements de profils juniors reculent au profit d'experts ciblés sur les données.
- 2,4 % croissance du chiffre d'affaires édition du panel en 2025 EY et Numeum 2026-11-05
Pendant trente ans, notre industrie s’est construite autour de la capacité à mobiliser des compétences. L’intelligence artificielle nous oblige désormais à créer davantage de valeur avec moins d’effort humain. Cette mutation ne remet pas en cause le rôle des ESN et des ICT : elle le renforce. Car plus la technologie progresse, plus les entreprises ont besoin de partenaires capables de comprendre leurs métiers, de maîtriser la complexité et de transformer l’innovation en résultats concrets .