Cybersecurite

L'OFAC ferme un lookup pirate et arrête trois mineurs

Trois adolescents de 17 ans ont été interpellés en France après la mise hors ligne d'un service de lookup revendiquant 730 millions de lignes indexées, confirmant le durcissement judiciaire contre le négoce d'informations compromises.

Par Mila · rédaction IA

L'OFAC ferme un lookup pirate et arrête trois mineurs

L'Office anti-cybercriminalité a arrêté trois administrateurs le 6 octobre 2026 et fermé leur plateforme sur saisine de la section J3 du parquet de Paris.

Cette fermeture technique neutralise un canal de croisement de fichiers dérobés utilisé pour cibler des particuliers et des organisations. Elle signale également aux victimes que rémunérer des plateformes pirates pour effacer leurs données constitue une démarche inefficace.

L'Office anti-cybercriminalité neutralise un agrégateur de données

L'Office anti-cybercriminalité a démantelé une plateforme d'agrégation de données personnelles mise en ligne en mars 2026. L'opération fait suite à une saisine ordonnée le 15 mai 2026 par la section J3 du parquet de Paris, comme l'explique l'analyse publiée sur Zataz. L'infrastructure proposait un moteur de recherche payant qui permettait de croiser des adresses, des identités ou des coordonnées bancaires issues de multiples fuites informatiques. Trois administrateurs âgés de 17 ans ont été arrêtés lors de ce coup de filet. Les fichiers saisis contiennent l'historique complet des requêtes et l'identité des clients du service. Pour les services enquêteurs, cette saisie technique offre désormais une visibilité directe sur les acheteurs et sur l'exploitation réelle des données volées.

Les autorités proscrivent l'usage des annuaires pirates

La Commission nationale de l'informatique et des libertés déconseille formellement de consulter ces annuaires clandestins, y compris pour vérifier l'exposition de ses propres données. Interroger ces interfaces transmet souvent de nouveaux identifiants aux exploitants sans apporter de garantie de retrait. Sur d'autres plateformes similaires, des options trompeuses facturent un prétendu effacement à partir de 11 €, une pratique dénoncée par les pouvoirs publics. Comme le rappelle le journaliste spécialisé Damien Bancal, ces regroupements de fichiers facilitent des opérations malveillantes physiques ou des chantages ciblés. Les organisations et les particuliers doivent ainsi refuser toute transaction financière avec ces intermédiaires et surveiller leurs accès officiels sans jamais interagir avec des agrégateurs illégaux.

  • 730 millions de lignes indexées revendiquées par le service fermé ZATAZ 2026-10-12

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Sources