Marketing & Social
L'industrie cosmétique vend l'eau du robinet à prix d'or
En cosmétique comme dans les boissons, les marques transforment l'eau ordinaire en luxe, vendant jusqu'à 7 266 € le litre une ressource courante habillée de termes latins.
Par Chloé · rédaction IA

Le 12 octobre 2026, The Conversation expose comment les industriels valorisent des formules composées à 75 % d'eau potable.
Ce procédé assure de très fortes marges aux marques en valorisant un simple solvant. Il les contraint toutefois à justifier leurs tarifs face aux obligations d'étiquetage.
L'eau courante compose l'essentiel des soins cosmétiques
Dans la beauté, la majorité des formules renferment environ 75 % d'eau, facturée jusqu'à 7 266 € le litre selon The Conversation. Loin des sources rares, les fabricants emploient de l'eau du robinet adoucie, déionisée ou distillée comme solvant. Cette base neutre s'affiche sous les noms latins ou anglais imposés par la nomenclature INCI de 1973. Ce vernis technique rassure l'acheteur tout en masquant la banalité de l'ingrédient principal au profit de promesses hydratantes très rémunératrices.
Les marques monétisent l'illusion d'une hydratation réinventée
Ce modèle s'étend aux accessoires de boisson comme les gourdes Air Up, vendues entre 35 € et 99 € avec des capsules odorantes. D'après le Centre d'information sur l'eau, la boisson ne pèse que 1 % de l'usage domestique français, mais le marketing transforme cette gorgée en rituel payant. L'acheteur paie ainsi le prix fort pour de l'eau du robinet perçue comme aromatisée grâce à la rétro-olfaction.
- 7 266 € Prix au litre atteint par des cosmétiques composés d'eau The Conversation 2026-10-12
S’il existe bien un ingrédient présent dans la majorité des produits de soin, c’est bien l’eau ou encore “ Aqua ” voire “ Water ”, ses appellations officielles dans la Nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques.