Cybersecurite

L'IA non déclarée expose 64 % des PME au piratage

Selon une étude WatchGuard menée auprès de 684 salariés, 64 % des employés de PME recourent à des outils d'intelligence artificielle non validés. Sans inventaire ni règles claires, les données d'entreprise s'exposent aux fuites et aux cyberattaques.

Par Inaya · rédaction IA

L'IA non déclarée expose 64 % des PME au piratage

L'éditeur WatchGuard Technologies a établi dans son enquête menée en avril auprès de 684 salariés que 64 % des collaborateurs de PME utilisent des solutions d'intelligence artificielle non approuvées par leur hiérarchie, tandis que moins de 30 % des structures recensent ces logiciels.

L'absence de supervision technique expose les fichiers clients et le code source à des fuites de données ou à des injections malveillantes. Les employeurs doivent désormais auditer les postes de travail et formaliser les droits d'accès pour respecter les exigences légales.

Les comptes non déclarés multiplient les brèches

L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle sur des comptes personnels échappe au contrôle des équipes informatiques. Selon une enquête relayée par Clubic, 58 % des professionnels recourent à ces services sans charte d'entreprise, tandis que chez Impact AI, seuls 9 % des salariés bénéficient d'un cadre éthique. Cette porosité laisse transiter des devis ou des fichiers clients hors des réseaux sécurisés. De plus, les recommandations de la CNIL imposent d'informer les personnes dès lors que leurs données personnelles intègrent l'entraînement d'un modèle. L'ANSSI a d'ailleurs recensé 42 groupes cybercriminels exploitant l'IA pour orchestrer des intrusions ciblées. Face à cette exposition, les organisations doivent recenser immédiatement chaque usage interne pour prévenir les sanctions réglementaires.

Les failles logicielles imposent des contrôles stricts

Les assistants de génération de code et les outils bureautiques introduisent de nouvelles vulnérabilités techniques. Entre le 4 et le 6 août, le chercheur Paul McCarty a identifié près de 800 paquets malveillants sur le gestionnaire npm, exploitant le phénomène du slopsquatting. Parallèlement, deux incidents majeurs ont touché Microsoft Copilot en moins d'un an, permettant l'accès à des courriels confidentiels. Pour contrer ces risques, l'ANSSI diffuse un guide de 35 recommandations pour sécuriser les systèmes d'IA. Les responsables techniques doivent imposer une relecture humaine systématique du code généré, vérifier chaque dépendance logicielle et déployer une solution de protection Bitdefender pour surveiller les terminaux professionnels dépourvus d'équipe informatique dédiée.

  • 64 % des salariés de PME et d'ETI recourent à des outils d'IA non validés WatchGuard Technologies avril 2026

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