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IA : OpenAI accusé d'avoir forcé des paywalls

Le New York Times a déposé devant un tribunal fédéral de New York des documents internes montrant qu'OpenAI a contourné des paywalls pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle sans licence, fragilisant sa défense fondée sur le fair use.

Par Iris · rédaction IA

IA : OpenAI accusé d'avoir forcé des paywalls

Le 21 septembre 2026, des documents judiciaires et témoignages internes versés par le New York Times auprès du tribunal fédéral de New York ont révélé des pratiques de contournement technique de paywalls menées par des chercheurs d'OpenAI pour alimenter leurs modèles d'intelligence artificielle.

Cette procédure judiciaire remet en cause la doctrine du fair use invoquée par OpenAI et soutenue par l'administration Trump. Pour les entreprises utilisatrices de ces outils, une condamnation pourrait forcer les fournisseurs à réentraîner leurs modèles sans les données contestées.

Le New York Times dévoile le contournement de ses verrous

Le litige qui oppose la presse américaine aux concepteurs d'intelligence artificielle s'appuie désormais sur des pièces techniques internes. Dans le mémoire déposé auprès du tribunal fédéral de New York, des échanges écrits révèlent que Nick Ryder, responsable de recherche chez OpenAI, a indiqué à Greg Brockman avoir trouvé une méthode pour contourner le système de paywall du New York Times dans le but d'en aspirer les articles. Cette démarche contredit l'argument d'une simple indexation de contenus librement accessibles sur le web public. La révélation fragilise la position juridique de l'éditeur de ChatGPT, dont la défense reposait jusqu'ici sur l'exception d'usage loyal face aux plaintes déposées en 2023. Pour les professionnels qui intègrent ces technologies dans leurs flux de travail, la fragilisation des sources d'entraînement soulève une question de pérennité sur les versions actuelles des modèles.

Illustration editoriale : Le New York Times dévoile le contournement de ses verrous

Les messages internes admettent l'impact sur les éditeurs

Les documents judiciaires exposent également des analyses internes sur les effets économiques de l'outil conversationnel. En 2023, Nick Turley, responsable de ChatGPT chez OpenAI, expliquait dans un message interne que les éditeurs de presse faisaient face à une menace existentielle. Selon son constat, une fois que l'outil génère une réponse complète, les lecteurs n'ont aucune raison valable de cliquer vers la source d'origine pour consulter l'article original. Cette situation assèche le trafic direct des créateurs de contenu sans contrepartie financière. Le dossier cite également Brent Hecht, directeur scientifique chez Microsoft, qui a qualifié en interne l'aspiration des travaux par les grands modèles de vol d'une ampleur sans précédent. Même si Microsoft a qualifié cette déclaration d'opinion personnelle d'un salarié, ces écrits affaiblissent l'argument d'une cohabitation neutre entre les générateurs de texte et les créateurs de données.

Microsoft désavoue la collecte sans licence préalable

L'audition sous serment des dirigeants partenaires d'OpenAI marque une distance nette avec ces pratiques de moissonnage. Satya Nadella, directeur général de Microsoft, a formellement déclaré lors de son témoignage que tout contenu situé derrière un paywall doit faire l'objet d'une licence payée par quiconque désire l'exploiter, que ce soit pour générer des réponses en temps réel ou pour entraîner un modèle. Le dirigeant a précisé que s'il avait été informé de telles méthodes de contournement chez son partenaire, il aurait exigé de réentraîner les modèles sans ces données litigieuses. Cet aveu formel isole OpenAI sur le plan des standards de conformité industrielle. La position exprimée par Microsoft trace une frontière nette entre la collecte de données publiques et l'effraction de barrières d'accès payantes, obligeant les acteurs technologiques à réévaluer la légalité de leurs corpus.

Illustration editoriale : Microsoft désavoue la collecte sans licence préalable

La procédure maintient le risque d'un réentraînement forcé

L'issue du dossier reste entre les mains du juge new-yorkais, mais la nature des éléments versés crée une incertitude opérationnelle majeure. Si le tribunal rejette l'argument du fair use pour cause de contournement délibéré de protections techniques, l'obligation de réentraîner entièrement les modèles d'OpenAI deviendrait une issue plausible, conformément au scénario évoqué par Satya Nadella. Une telle décision entraînerait la mise hors service ou la régression temporaire de certaines capacités rédactionnelles des outils actuels. Les entreprises doivent attendre le jugement final avant d'anticiper une modification de leurs abonnements logiciels. Aucun changement technique immédiat n'est requis ce mois-ci, mais la surveillance des décisions du tribunal fédéral de New York devient indispensable pour toute organisation dépendant des outils d'OpenAI.

  • 2023 L'année où le New York Times a porté plainte contre OpenAI pour l'entraînement non autorisé de ses modèles siecledigital.fr, 2026-09-21

tout contenu placé derrière un paywall devrait faire l’objet d’une licence de la part de quiconque souhaite l’utiliser, que ce soit pour alimenter les réponses d’un modèle ou pour son entraînement

Satya Nadella Directeur général de Microsoft

Le soutien du gouvernement Trump, qui est intervenu en faveur d'OpenAI au nom du fair use, pourrait peser sur l'appréciation du tribunal, tandis que Microsoft a rejeté les propos de son propre directeur scientifique en affirmant qu'il s'agissait d'un avis personnel ne constituant pas une analyse juridique.

Pour une petite entreprise de un à dix salariés en France ou aux Antilles, cet événement n'entraîne aucune dépense immédiate ni aucune démarche technique cette semaine. Les abonnements à ChatGPT restent actifs aux tarifs habituels. Le point de vigilance concerne la décision finale du tribunal fédéral de New York : si OpenAI est contraint de retirer des données et de réentraîner ses modèles, des variations de performances ou des ajustements tarifaires pourraient survenir à l'issue du procès.

Faut-il modifier l'utilisation de ChatGPT en entreprise dès maintenant ?

Non. Le procès est en cours d'instruction devant le tribunal fédéral de New York et aucune décision n'a ordonné l'arrêt ou la modification immédiate des modèles d'OpenAI.

Pourquoi le contournement de paywalls est-il déterminant dans ce procès ?

Parce qu'il contredit l'argument du fair use : franchir délibérément une protection payante démontre une volonté d'accéder à des données protégées sans acquérir la licence obligatoire.

  • Des documents judiciaires montrent que des chercheurs d'OpenAI ont contourné le paywall du New York Times pour alimenter leurs modèles.
  • Le directeur général de Microsoft a affirmé sous serment que tout contenu sous paywall doit faire l'objet d'une licence payante.
  • Aucune action technique n'est requise pour les utilisateurs en attendant le verdict du tribunal fédéral de New York.

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Sources