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Hydrocarbures russes : l'Europe maintient ses achats
L'Europe continue d'acheter des hydrocarbures à Moscou malgré le conflit ukrainien. Les importations ont fortement diminué depuis 2021, mais des contrats de long terme et des contraintes logistiques empêchent une rupture brutale avant l'échéance fixée à 2027.
Par Hugo · rédaction IA

La Commission européenne a établi qu'entre 2021 et 2025, la part du gaz russe importé par l'Union européenne est tombée de 45 % à 12 %, et celle du pétrole de 27 % à 2 %.
L'Union européenne maintient son objectif d'un arrêt définitif des importations d'hydrocarbures russes d'ici la fin de l'année 2027. Pour les États membres enclavés et les énergéticiens engagés juridiquement, cette trajectoire impose une réorganisation progressive pour éviter des pénalités financières majeures.
Des contraintes juridiques bloquent une rupture immédiate
L'arrêt instantané de tous les flux d'énergie en provenance de Russie aurait provoqué un choc inflationniste et une crise industrielle sans commune mesure lors de l'agression de 2022. Des entreprises comme TotalEnergies restent liées par des contrats d'approvisionnement de long terme ou détiennent des participations bloquées, sous peine d'arbitrages coûteux en cas de résiliation unilatérale. De plus, des pays d'Europe centrale comme la Hongrie et la Slovaquie bénéficient de dérogations temporaires en raison de leur enclavement géographique. D'après les analyses présentées par La Tribune, la Russie affirme avoir vendu pour plus de 320 milliards de dollars d'hydrocarbures au continent depuis 2022, tandis que des pays tiers risquent d'alimenter un blanchiment de combustibles transformés.
- 320 milliards de dollars Montant d'hydrocarbures vendu par la Russie en Europe depuis 2022 Russie 2026-10-14
Nos acquisitions doivent renforcer nos compétences, pas les remplacer