Monde
Diesel russe : la Turquie capte les volumes de l'accord
Le ministre turc de l'Énergie a annoncé dimanche 18 octobre qu'Ankara importerait une fraction du diesel russe réintroduit sur le marché mondial, à la suite d'un accord conclu entre Washington et Moscou pour assouplir certaines restrictions.
Par Sacha · rédaction IA

Dimanche 18 octobre 2026, le ministre turc de l'Énergie Alparslan Bayraktar a annoncé sur la chaîne Kanal 7 qu'Ankara acheminerait vers son territoire une partie du diesel russe autorisé à l'exportation.
Cet assouplissement vise à détendre les approvisionnements mondiaux perturbés par le conflit au Moyen-Orient et les frappes contre les raffineries russes. Il ne garantit toutefois aucun recul automatique des prix pour les transporteurs et les importateurs.
Les livraisons russes reprennent sans baisse de prix garantie
L'accord annoncé le 9 octobre 2026 entre Washington et Moscou prévoit l'exportation de plus de 300 000 tonnes de gazole dans un premier temps, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires par la suite. Selon les données relayées par La Tribune, la Turquie cherche à compenser la chute de ses arrivages russes, tombés à environ 20 % en août 2026 contre 85 % en 2025. La capacité de raffinage de Moscou reste toutefois compromise par les attaques ukrainiennes, tandis que les sanctions entravent toujours la logistique maritime. À Washington, le secrétaire d'État Marco Rubio a évoqué un délai d'examen pouvant atteindre 60 jours pour évaluer les répercussions économiques réelles.
- 85 % part des importations turques de diesel fournie par la Russie en 2025 régulateur national de l'énergie 2025
Grâce aux discussions que nous avons menées, nous en acheminerons une partie vers la Turquie
Pour une entreprise de un à dix salariés en métropole ou aux Antilles, cet accord n'entraîne aucune modification de budget cette semaine. Les autorités n'ont communiqué aucun barème tarifaire ni calendrier de répercussion locale. L'échéance à surveiller est la période d'évaluation américaine de 60 jours, qui indiquera si l'offre accrue allège réellement les coûts de transport.