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Datacenters : l'UE adopte une double note énergétique
La Commission européenne a adopté une notation commune sur l'énergie et l'eau pour les centres de données de plus de 500 kW. Les exploitants afficheront deux notes dès 2027 sans obligation de seuil contraignant dans l'immédiat.
Par Tao · rédaction IA

La Commission européenne a adopté en septembre 2026 un dispositif de notation environnementale imposant deux évaluations aux centres de données d'une puissance supérieure à 500 kilowatts.
Le dispositif oblige les exploitants d'infrastructures informatiques à rendre publics leurs niveaux réels d'efficacité en électricité et en eau. Les entreprises clientes pourront comparer l'impact écologique des hébergeurs avant l'entrée en vigueur de normes planchers contraignantes.
La Commission européenne valide deux étiquettes obligatoires
La Commission européenne a acté la mise en place d'un système d'évaluation environnementale destiné aux infrastructures numériques installées sur le continent, comme le détaille Clubic. Chaque centre de données dont la puissance installée dépasse 500 kW devra obligatoirement afficher deux notes distinctes dès 2027, l'une mesurant l'efficacité énergétique et l'autre l'usage hydrique. Cette initiative prolonge un mécanisme de déclaration d'informations déjà opérationnel depuis 2024. Le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne disposent d'un délai d'examen de deux mois pour valider ou rejeter en bloc la mesure, sans possibilité d'amender le texte. La décision impose aux exploitants d'auditer précisément leurs consommations réelles de ressources pour se préparer à la publication de leurs premières étiquettes officielles.

Le calcul intègre la restitution aux réseaux publics
Le barème d'attribution ne prend pas seulement en compte les volumes bruts consommés par les serveurs et les systèmes de refroidissement. L'exécutif européen a introduit trois paramètres pour qualifier les services rendus aux réseaux environnants. Le premier critère évalue la réutilisation de la chaleur fatale dégagée par les serveurs informatiques. La Commission estime que capter la moitié de cette énergie perdue suffirait à chauffer 4 millions de foyers en Europe. Le deuxième indicateur examine les investissements directs dans des installations de production d'énergie propre. Le troisième critère mesure la flexibilité opérationnelle, à savoir la capacité technique d'une installation à réduire sa charge électrique lorsque le réseau fait face à une forte tension. Les concepteurs de sites doivent ainsi prévoir des échangeurs thermiques et des outils d'ajustement de charge.
Les seuils contraignants attendront un futur texte législatif
Le cadre réglementaire s'en tient pour l'instant à une simple obligation d'affichage et de transparence, sans fixer de sanction ou de niveau minimal de performance. Les exigences contraignantes font l'objet d'une consultation publique distincte ouverte jusqu'au 14 décembre. Ce futur texte législatif définira des seuils planchers pour l'eau, l'électricité, la valorisation thermique et le soutien aux réseaux, ciblés en priorité sur les installations neuves ou lourdement rénovées. La Commission prévoit de présenter sa proposition de règlement au cours du deuxième trimestre 2027, avec un premier bilan d'étape du système de notation fin 2028. Les directions techniques doivent anticiper ces futurs planchers légaux dès la conception de leurs projets d'extension sous peine de devoir financer des rénovations lourdes à moyen terme.

Le secteur anticipe une hausse massive des consommations
Les centres de données situés dans l'Union européenne ont absorbé environ 68 TWh d'électricité au cours de l'année 2024. L'Agence internationale de l'énergie prévoit un volume de 114 TWh d'ici 2030, une hausse rapide largement alimentée par le déploiement des calculs liés à l'intelligence artificielle. Les infrastructures numériques représentent désormais plus de 3% de la demande électrique globale de l'Union. Face à ce constat, les autorités européennes affichent l'ambition de tripler les capacités de calcul sur le continent en cinq à sept ans pour préserver leur autonomie technologique. Les acheteurs de services informatiques devront surveiller les performances réelles de leurs prestataires afin de prévenir des répercussions directes sur leurs coûts d'hébergement sous l'effet de ces tensions d'approvisionnement.
- 68 TWh consommation électrique des centres de données de l'UE Clubic 2024
Tripler notre capacité de data centers ne peut pas signifier tripler la pression sur nos réseaux, notre eau et nos factures d'énergie
Le label attribue des notes publiques d'efficacité énergétique et hydrique dès 2027 mais n'impose aucune valeur minimale obligatoire, renvoyant l'instauration de seuils contraignants à une future proposition de règlement prévue au deuxième trimestre 2027.
Pour un professionnel ou une petite entreprise, ce texte n'entraîne aucune démarche directe puisque le seuil de 500 kW vise uniquement les grandes infrastructures. L'impact se mesurera à partir de 2027 lors du choix d'un hébergeur cloud, avec l'obligation pour ces derniers de rendre leurs notes publiques.
Quels types d'installations sont concernés par la notation ?
La réglementation vise l'ensemble des centres de données dont la puissance installée dépasse 500 kW, qu'ils soient neufs ou déjà existants.
Quand les premières étiquettes environnementales seront-elles visibles ?
Sous réserve de la validation par le Parlement et le Conseil dans un délai de deux mois, l'affichage public débutera en 2027.
- Les centres de données de plus de 500 kW recevront une note pour l'énergie et une note pour l'eau dès 2027.
- La notation valorise la réutilisation de la chaleur fatale, l'énergie propre et la flexibilité réseau.
- Les seuils d'efficacité obligatoires pour les sites neufs feront l'objet d'un règlement au deuxième trimestre 2027.
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